Q/R
Suite à de nombreux courriers concernant les nombres de kilomètres, les heures d’entraînement, les séances,….
Contrairement au idées reçus, je n’ai aucune planification d’entraînement, ni de cahier d’entraînement où je note méthodiquement kilomètres, sensations,…Le mettre mot de mon entraînement est le feeling. Je suis à l’écoute de mon corps et ce sont mes sensations qui guident mon entraînements au jour le jour. Je pars du principe que personne d’autre que l’athlète ne peut ressentir au mieux la charge interne. Attention, cela ne veut pas dire que je fais n’importe quoi, n’importe quand. J’ai la chance d’avoir un certain bagage en matière d’entraînement, je connais les grands principes relatifs à l’entraînement de part mon cursus scolaire. Mais surtout je m’appui sur 10 ans de pratiques et autant de connaissance de moi. Je commence donc à savoir (essais erreurs) comment optimiser mon entraînement. Ceci dit je teste beaucoup de choses à l’entraînement, je suis à l’écoute de tout, c’est aussi un moyen d’encore mieux me connaître, et de progresser dans l’entraînement.
Selon moi tenir un cahier d’entraînement n’est qu’un moyen de partir dans le surentraînement parce qu'on cherche toujours à comparer (l’autre il fait ça et moi ?, oh lala j’ai fait que ça cette semaine !,…), et enlève le plaisir à s’entraîner. Je ne dis pas qu’il faut tout le temps s’entraîner sur de bonnes sensations et sans douleurs, mais de mauvaises sensations et douleurs sont destructrices alors que d’autres constructrices. Tout est dans la mesure et le ressenti. Pas facile !
Petite parenthèse : Si d’ailleurs on analyse le très haut niveau, on s’aperçoit que la moyenne d’âge doit avoisiner 30 ans. Surprenant quand on sait que la VO2max (facteur de performance le plus important en triathlon) décroît après l’âge de 25ans. Pourquoi ? Personnellement je pense que la maturité en entraînement est un facteur de performance non négligeable. Il est déjà difficile d’obtenir un pic de forme dans une seule discipline comme l’athlétisme, la natation ou le cyclisme, alors que penser du triathlon où en compétition mais surtout à l’entraînement on ne cesse de mélanger les disciplines avec des intensités et volumes différentes. Il faut une sérieuse connaissance de soi ou plus vulgairement du métier.
Alors cher triathlètes vous l’avez compris je suis dans l’incapacité de vous donnez quelconques indices d’entraînement (kms, heures,…) car moi-même je ne les sais pas. (Approximativement 20km nat/250km vélo/65km cap).
L’entraînement n’est pas une recette et encore moins une science exacte. Le maître mot est FEELING.

« Je me souviens il y a quelques années que tu n'étais pas un super nageur, et tu arrives désormais à sortir dans les groupes de tête dans beaucoup de grandes courses. je voudrais donc savoir quelle charge d'entraînement tu as suivi, pendant combien de temps, et quel travail spécifique as tu privilégié (technique, rythme, vitesse...). »


de Olivier (croco d'airain nîmes)
J’ai commencé la natation avec le triathlon, c'est-à-dire il y a 10 ans. Au début je ne pouvais même pas faire 100m sans m’arrêter. Comme beaucoup de triathlètes qui débutent sur le tard la natation de manière autodidacte j’ai bien galèré et fait pas mal de boulettes.
Je me souviens au début, avoir vite progressé en faisant un peu n’importe quoi car je partais du niveau 0, mais j’ai aussi vite compris que ma progression serait vite limité si je n’y intégrais pas la dimension technique.
Aidé par deux amis (Pierre Sallet et David Perrier), je me suis donc intéressé aux fondamentaux de la natation, qu’est ce qui fait avancer, et qu’est ce qui était raisonnable de travailler en fonction de mes qualités et défauts. En gros je voulais aller à l’essentiel, ne pas m’embarrasser d’aspects techniques que j’aurais sans doute gommé avec beaucoup de temps et d’énergie avec au final peu de bénéfice. Par contre j’ai insisté sur certains points techniques qui me semblaient importants et que je sentais jouable de corriger. Je me suis créé mon style. Aidé de la vidéo et de mes collègues, pendant un hiver, j’ai nagé à deux à l’heure, en me prenant la tête sur ma technique. Pas mal de monde me pensaient fini, mais quand j’ai senti que ça y est je tenais un bon geste, progressivement j’ai mis les watts et en trois semaines seulement j’avais largement dépassé mon niveau initial, le parie était gagné.
Depuis je continu à travailler ma technique et je m’entraîne à toutes les allures, je nage 5/6 fois par semaines entre 3 et 4,5 km par séances. La majorité du kilométrage est fait en série en NC, je fais des petits échauffements, jamais de plaquettes, utilise un tout petit pull voir pas du tout (quand j'ai les pieds attachés), nage souvent avec des freins (caleçons, jeans, godets), n’hésite pas quelquefois à nager dans l’aspiration.
Le gros défaut de la grande majorité des triathlètes, est de s’entraîner en natation comme ils s’entraînent dans les 2 autres disciplines. C'est-à-dire faire du kilométrage à allure constante proche du seuil. En course à pieds et vélo même si il n’est pas optimal le bénéfice des kilométrages peut être intéressant, alors qu’en natation les intérêts sont je pense vite limités. La natation c’est avant tout une histoire de technique où appuis, feeling, sensations sont les maîtres mots.
Pour ceux qui l’ont compris (il y en a de plus en plus et c’est très bien), à mon avis ils se décourage trop vite sous l’avalanche de défauts et conseils qu’ont peut leur dire. A mon avis il faut se tenir à 1 ou 2 orientations techniques (les plus pertinentes du moment), accepter de nager lentement, et surtout persévérer. Bon courage….

« salut cédric et félicitation pour ta super saison, je voudrais un conseil te sachant super coureur pour un 10 km ffa combien de jours doit il y avoir avec la dernière séance très dur vma et le 10 kil. »
de Frederic Dupinay

Ce que j’ai envie de dire, c’est qu’il n’y a aucune règle.
Il y a mille et une manières de construire une séance VMA comme il y a mille façons de récupérer et tirer les bénéfices d’une séance. Ceci est propre à chaque individu, et il ne faut pas chercher à vouloir imiter ou copier comme une recette de cuisine.
De plus, l’état de forme est quelque chose de variable et selon l’état de fatigue la cinétique de récupération après une séance VMA peut être très variable.
En gros il faut réussir à mettre des sensations sur un état de forme et ensuite adapter les séances en fonction. Et pour cela une seule solution : être à l’écoute de son corps et s’essayer sur des entraînements ou des courses de moindre importance.
Personnellement, en bonne forme, je fais ma séance VMA (genre 10x200) le mercredi, un petit rappel (genre 2x4x15’’allure VMA/45’’ allure course/1’30 récup avec 6’ récup entre les 2 intervalles) le vendredi, pour une course prévue le dimanche.
Sinon quand je me sens moins bien je la fait le mercredi ou le jeudi, voir je ne la fait pas. J’ai pour habitude de toujours écouter mes sensations et d’adapter mes entraînements en fonction. D’ailleurs, je pense que pour un triathlète qui s’entraîne plusieurs fois par jour dans les trois disciplines, c’est la meilleure façon de fonctionner. Personne de mieux que lui ne peut ressentir la charge interne, or placer les bonnes séances au bon moment est capital…!


     

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