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28/12/2004

Questions/réponses AFT

posté à 19h57

En réponse aux questions posées par Christophe Bastie via le site www.ironloire.com (au passage bravo pour les interviews et réactions autour du projet "Athlètes For Transparancy")
1/ Etes vous prêt à suivre le protocole Athlètes For Transparency si celui ci est proposé sans frais par la FFTri ?
2/ Seriez vous prêt à un petit effort financier ( environs 1 000 euros ) pour suivre le protocole ?
3/ Le fait que le protocole soit géré par une structure officielle reconnue par le milieu sportif vous semble - t -il essentiel ou bien pensez vous qu'une structure privée puisse s'en charger ?
4/ Si vous êtes absolument contre Athlètes For Transparency pouvez vous nous dire pourquoi ?


1/ Naturellement

2/ Entre nous, je ne vois pas comment la fédé pourrait renoncer à un tel projet, tellement elle peut y trouver de l’intérêt.
En plus de lutter efficacement contre le dopage et pour la santé de ses athlètes (ce qui en soit n’est pas rien), en acceptant un tel projet elle a l’occasion de s’offrir sa plus belle campagne de communication.
Suivant de très prêt le projet AFT depuis le début, je peux vous dire qu’il s’agit d’un projet sérieux qui intéresse au plus haut point les plus grandes instances sportives (l’AMA en tête). De nombreux yeux et oreilles sont attentifs à l’évolution d’AFT. La FFtri étant pressenti (Pierre Sallet le concepteur d’AFT est triathlète, quelle chance!) fédération pilote pour ce projet, on peut penser que son initiative sera largement balayé par l’ensemble des Médias (pour preuve la récente pleine page dans l’Equipe et la diffusion de deux reportages télévisés au 19/20 national alors que le projet n’a pas encore commencé).
La réalité est qu’encore beaucoup de gens ne connaissent pas le triathlon, je pense que ce serait une belle façon de le découvrir, ou le redécouvrir en lui donnant un visage humain. Et puis, que dire de mieux d’une fédé qui se préoccupe de la santé et l’équité de ses athlètes, et qui plus est des athlètes propres et de valeurs mondiales.
Donc je pense que la fédération a tout intérêt à débloquer des fonds pour ce projet. Le surcoût par rapport au suivi longitudinal classique n’est pas monstrueux. Elle pourrait envisager de taper dans le budget communication, le retour sur investissement serait plus que positif.
Quant au soit disant problème juridique, il n’a pas lieu d’être dans la mesure où chaque athlète se dit volontaire pour participer au projet.
Maintenant, imaginons que la fédération ne veuille pas participer financièrement au programme. Je pense que ça pourrait être un coup dur pour la poursuite du projet. Soyons réalistes beaucoup trop de triathlètes n’auront pas les moyens de mettre 500 euros dans un tel programme, et entre « ne pas pouvoir et/ou ne pas vouloir » le projet n’aura pas le résultat escompter.
Une solution qui me parait bien, serait d’envisager la création d’une association indépendante (nous triathlètes) et de récolter des fonds privés via des entreprises souhaitant associer leur nom au projet. Je ne suis pas businessman, mais quant on voit le potentiel médiatique d’un tel projet et l’image qu’on peut y associer je pense qu’il y aura preneurs. Les fonds récoltés paieraient le suivi des sportifs de haut niveau en priorité puis aprés commission et suivant les demandes les autres triathlètes (Eric Monnet, Patrick Bringer,..)

3/ je pense qu’une structure privée validée par le mouvement sportif serait le mieux. Il faut que ça reste dans les mains de Pierre Sallet, car c’est quelqu’un d’intègre et d’honnête, dont la seule motivation est de rendre le sport plus équitable.

4/ En soit, le suivi AFT n’a rien d’extraordinaire, en mettant en corrélation : valeurs physiologiques, biologique et de performance, il éclaire le grand publique sur une éventuelle conduite dopante. Il n’a pas valeur de contrôle positive, ne remplace pas les contrôles antidopages, mais est complémentaire.
Ce qui est nouveau en revanche et qui me parait être un grand pas dans la lutte antidopage c’est la levée du secret médical. A vrai dire, je n’ai jamais vraiment saisi toute la subtilité du secret. Pour moi un athlète malade qui prend des produits interdits se repose et ne prend pas part aux compétitions, si sa maladie est particulière et lui permet de faire une activité physique intense (je ne sais pas, je pense aux diabétiques, aux asthmatiques, peu importe), pourquoi se cacher alors que concilier sport et une telle maladie ne peut être que plus méritant aux yeux de tous, et puis c’est un super exemple pour tous les autres malades inactifs du même type.
Je crois surtout que le secret médical fait le jeu des tricheurs et des médecins complaisants, qui à grand coup d’AUT (autorisations thérapeutiques) permet un dopage licite. Quand on sait qu'il y a eu probablement dans la derniere décennie des justifications thérapeutiques (AUT d'aujourd'hui), qui sont sûrements encore d'actualitées.
Ne rien avoir à cacher devrait être une condition nécessaire pour obtenir un passeport sportif.

 


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